Un enfant que personne n’attend

Claude appartient à la lignée de Jules César. Enfant, il souffre de bégaiements, de tremblements et d’une démarche claudicante.

Personne ne s’attend à le voir devenir empereur, surtout pas lui. Moqué jusque dans sa famille, il se réfugie dans les livres et les études.

Derrière un rideau, puis sur le trône

Lorsque Caligula est assassiné dans le palais impérial, les prétoriens découvrent Claude apeuré derrière un rideau. Dans un élan inattendu, ils le proclament empereur.

Claude surprend par ses capacités. Il lance la conquête de la Bretagne et renforce l’administration d’un empire devenu immense.

Portrait antique en bronze de l’empereur Claude
Portrait en bronze de l’empereur Claude, conservé au British Museum. Source · Domaine public

Des affranchis au cœur du pouvoir

L’empereur place des esclaves affranchis à la tête de certaines institutions. Cette décision provoque la colère des sénateurs, désormais contraints de passer par d’anciens esclaves pour s’adresser au pouvoir impérial.

Cette manière de gouverner révèle un Claude moins effacé que l’enfant dont sa famille se moquait : administrateur pragmatique, il bouscule les hiérarchies de Rome.

Le discours des Tables claudiennes

Claude va plus loin en prononçant devant les sénateurs un discours retentissant. Il défend le droit des Gaulois à accéder au sommet de la vie politique romaine.

Le discours, gravé dans le bronze, est retrouvé en 1528 sur les pentes de la Croix-Rousse, à l’emplacement de l’actuelle rue des Tables-Claudiennes. Il permet aux élites gauloises de faire valoir leurs droits et ceux de leurs concitoyens dans la province.

Entre la rue Burdeau, la Croix-Rousse et Lugdunum, l’histoire de Claude inscrit l’Antiquité au cœur du Lyon d’aujourd’hui. C’est l’un de ces récits que Woyaka fait revivre directement dans la ville.